COMMISSION HORTEFEUX : POURQUOI J’AI DIT OUI ?
En acceptant cette mission,
je connais les pièges tendus,
je mesure les tentatives de récupération et de débauchage,
je sais exactement ce que je ne dois pas accepter :
*la modification de la constitution pour mettre en place les quotas
*le durcissement des conditions d’accès des immigrés pour séduire les électeurs du front national : les tests ADN, les expulsions de 25 000 clandestins par an et les refus de visas entrent dans cette stratégie.
*l’enregistrement par la commission des seules mesures favorables à la droite.
J’entends ceux qui me mettent en garde :
-« quand on est de gauche et socialiste, on ne participe pas à une telle réflexion sans se renier »,
-« l’association des deux noms Hortefeux - Yamgnane est contre-nature »
-…etc…
Mais j’entends aussi mes frères immigrés : la douleur de l’exil, le regard haineux de certains « accueillants », les contrôles au faciès, les trop nombreuses brimades et humiliations …
Un pied en Afrique et l’autre en France, tout à la fois citoyen africain et européen, républicain convaincu, en mon âme et conscience, j’estime que c’est mon devoir d’apporter ma contribution à toute réflexion sur l’immigration. Et mon devoir de parole et d’action en direction des immigrés m’oblige. …pour eux j’ai décidé de ne jamais renoncer !
C’est pourquoi, je me battrai pour que les conclusions de la commission servent à convaincre le Président de la République. L'Afrique, particulièrement ciblée par le projet des quotas mérite une autre approche, une approche basée sur l’intelligence, en rupture avec les habitudes de la Françafrique. Les Africains ont le droit, eux aussi, d’accéder à la démocratie, à la santé et à l’éducation en Afrique. C’est l’unique façon de mettre fin à une immigration sauvage et massive, conséquence des conditions de vie inacceptables dues à l’incurie des dirigeants africains, avec la complaisance coupable des gouvernements des pays riches. L’année dernière, 2000 jeunes africains sont morts noyés en mer entre Gibraltar et l’Espagne: ce n’est pas tolérable !
A la veille de la présidence française de l’Union européenne, c’est là une vraie rupture à laquelle le Président de la République doit s’engager.
Fait à Quimper le 31 janvier 2008
Kofi Yamgnane


Cher compatriote,
Il est tout à votre honneur d'entendre les souffrances et les cris de vos frères de sang.
Mais pensez-vous réellement que ce sont là les bonnes personnes pour qui et avec qui faire cette reflexion?
Croyez-vous qu'un président qui s'affiche sur le Yacht, tout en utilisant l'avion, d'un grand patron français qui a tout interet à ce que l'Afrique végète, trouvera un interet quelconque à ce que la democratie advienne en Afrique?
Le PS qui est en pleine reconstruction, n'aurait-elle pas plus besoin de gens comme vous pour redéfinir une vraie politique Africaine des socialistes, en explorant les pistes initiées pas Ségolène Royal (par exemple)?
Je suis sincerement affligé de vous exprimer ce sentiment que je retrouve sur la toile, et qui est aussi le mien, qui laisse croire que vous avez envie d'exister médiatiquement et politiquement car le PS n'a pas voulu de vous comme tête de liste, issue de l'immigration.
Vos choix n'engagent certes que vous, mais par votre nom, beaucoup de Togolais s'identifient ou le sont, et franchement, j'aurais honte d'etre identifié à la "Sarkozie".
Je me permets de republier sur votre blog, une reponse que j'ai faite sur www.icilome.com concernant votre choix.
Bien à vous,
Togoboy.
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Avant toutes choses, je ne suis pas Yamgnane pour savoir ce qu'il a voulu vraiment dire.
Par contre, de part ma compéhension, je suis d'avis avec ses propos ci-dessus cités.
En effet, il me semble que Kofi voudrait qu'au lieu d'instaurer des quotas, la France ferait mieux de promouvoir une réelle démocratie en Afrique particulierement et dans le tiers-monde en géneral. Ce faisant, les initiatives, les compétences et la main d'oeuvre africaines n'auraient plus besoin de chercher un eldorado economique, social et humain ailleurs que sous les Tropiques. Ils pourront s'épanouir, et meme plus, sur place.
Malheureusement, aujourd'hui en Afrique, plus de la moitié de nos populations n'a pas réellement accès à ce qu'on puisse appeller un systeme de santé publique, ni des structures pédagogiques suffisament à jour sur notre époque. Je n'ose meme pas parler de la démocratie que nos dirigeants ont jeté dans leur "puisards".
Dans ce contexte, à quoi ca va servir de mettre des quotas, si l'Africain trouvera d'autres moyens pour fuire la misère? Et puis les quotas, à mon avis c'est inscrire noir sur blanc le côté sournois de la politique Française.
Cette politique consistait à constater que la société Francaise vieilli, "s'élitise", manque donc de main d'oeuvre pratique et donc à promouvoir la fuite des cerveaux et/ou bras de l'Afrique.
Dans le meme temps, des Français sont au chomage et personne n'ose leur dire d'aller accepter de balayer les rues, de construire des maisons, bref de faire les taches ingrates mais necessaires à la société. Et après, ces Francais là seront les premiers à aller grossir les rangs du FN, car bien évidemment des étrangers viennent bosser et gagner des sous chez eux pendant qu'eux n'ont rien.
Il n'en reste pas moins que je pense que Kofi ne servira que de faire valoir à Sarkozy et que ses points de vues, qui ne vont pas du tout dans le sens des interets de la droite francaise en Afrique, iront au oubliettes, meme s'il demissionne entre temps (comme Rocard)
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Rédigé par: Togoboy | 08 février 2008 à 23:22
Je suis avec attention les débats avec en tête toutes les initiatives des gouvernement successifs de la France depuis les années 90.
Il est temps de regarder la lune au lieu de continuer à regarder le doigt du sage qui nous montre la lune.
On ne peut parler d'immigration sans parler de l'Etat de droit, de la gabegie en Afrique, une inposture animer par quelques illégitimes "responsables" africains avec leurs mentours pré-coloniaux.
Oui pour discuter avec celui qui ne pense pas comme soit.
C'est en cela que je trouve que la participation de Monsieur YAMGNANE a sa pertinence; à condition qu'il n'y perde pas son âme.
Pour le reste, c'est à dire, des critiques portant sur son besoin d'existence médiatique etc. n'ont pour ma part aucune importance.
Enfin, je veux m'adresser à mes frères et soeurs d'origine africaine qu'il est temps (certains l'on compris) de cesser de croire que seul unparti politique en France pense au bien de l'Afrique et portera de bons projets pour ce dernier.
John KACOU
Rédigé par: John KACOU | 10 février 2008 à 10:54
Il serait injuste de condamner Monsieur YAMGNANE pour son entrée dans la commission HORTEFEUX. C'est vrai que ça fait bizzare de l'entendre de quelqu'un d'autre, mais ça fait beaucoup plaisir de lire ses raisons sur ce blog. Il fallait vraiment quelqu'un qui connaisse les deux horizons, à savoir l'Afrique et la France, pour mieux défendre la cause de l'Africain que que nous sommes. Je ne peux que vous encourager à ce que le rapport de cette commission puisse convaincre les Africains septiques.
Rédigé par: André KAPITAN-GNIMDU (Togolais à Brest) | 11 février 2008 à 11:16
La volonté que vous manifestez de défendre la cause des personnes venues chercher sur le sol français la dignité que donne le travail vous honore mais...quel poids aura votre voix dans les décisions relatives à leur situation? Bon courage, Kofi, Eva
Rédigé par: Eva Stankovitch | 01 mars 2008 à 20:52
Monsieur Yamgnane
Je suis écrivain togolais et j'aurais besoin de prendre contact avec vous. C'est assez urgent.
Voici mon mail: gustavakakpo@yahoo.fr
Cordialement
Gustave
Rédigé par: Gustave Akakpo | 30 mai 2008 à 10:43
Bonjour
Avez vous encore des relations avec les proches de L ex president du Togo M Eyadéma et plus precisement avec votre homonyme M Kossi Yamgnane
Merci de votre reponse
Rédigé par: Paul Sinard | 06 novembre 2008 à 07:41